Jean Leclerc

Contrairement à la majorité des immigrants de cette époque, mon ancêtre est venu au Canada déjà marié. Sa femme est Marie Blanquet, fille unique d’Adrien Blanquet. Partis de Dieppe, Normandie, ils arrivent en Nouvelle-France (Québec) en 1662.

C’est le 10 août de cette même année, par devant le notaire Paul Vachon, que Jean Leclerc obtient de Mgr de Laval une concession seigneuriale à l’Ile d’Orléans. Il s’agit d’une terre du fief de la Chevallerie ayant 4 arpents de front sur le fleuve avec une profondeur d’environ 33 arpents. Elle est située entre les terres de Nicolas Godbout et du Sieur Tisserair.

Par ce contrat, Jean Leclerc s’engage à payer chaque année, au jour de St-Étienne, la rente seigneuriale exigée à l’époque; il s’engage également à faire moudre son grain au moulin seigneuriale quand il y en aura un…

Jean Leclerc, tisserand en toile.

Le 1er recensement fait au canada en 1666, nous dit que Jean Leclerc, alors agé de 27 ans, est tisserand en toile. Ce même recensement nous apprend que 15 autres colons sont également tisserand. La population de la Nouvelle-France ne dépassant guère plus de 2000 personnes, la corporation des tisserands est donc largement représentée.

Mon ancêtre Jean Leclerc a donc contribué activement au progrès de la Nouvelle-France dans le domaine vestimentaire car, de tisserand en toile qu’il était en 1666, on le retrouve maître bottier en 1680. Ainsi en témoigne le contrat de mariage suivant:”Jacques Bouffard avec Anne Leclerc fille de Jean Leclerc maître bottier, et Marie Blanquet, le 25 février 1680″.

Une deuxième propriété.

En 1673, pensant sans doute à ses fils qui songeraient bientôt à fonder une famille, Jean acquiert une nouvelle propriété. Le 4 mars 1673, devant Paul Vachon notaire, Louis Juchereau, Habitant de l’ile d’Orléens, vend à Jean Leclerc, une terre de 3 arpents de front sur le fleuve, situé au passage sud de la dite ile, en las seignerie de Dargentenay, 11livres tournois sont déposés par l’acheteur comme premier payment.

Déces de Jean Leclerc.

Lorsqu’encore bien jeune, 44 ans environ, mon ancêtre est rappelé auprès de son créateur, il laisse derrière lui une épouse éplorée mais remplie de courage, face à cette lourde tâche qui est celle de guider à bon port les destinées de sa nombreuse famille. Cependant, un mystère plane sur le lieu de déces de l’ancêtre. En effet, lors du mariage de sa fille en 1680, Jean Leclerc est déclaré “étant aprésent absent en France”, et l’annéesuivante soit au recensement de 1681. il est dit:”Marie Blanquet, veuve de Jean Leclerc”. Mourut-il en France ?
Mouru-il en mer ? La question est restée sans réponse.